Le système Anaérobie

Pour mieux comprendre, Introduction

Le système anaérobie permet une production élevée d'énergie sans utiliser l'oxygène, pour des exercices courts et intenses.

Il se divise en 2 parties ; alactique et lactique

Le système anaérobie alactique permet de réaliser des efforts très intenses, de très courte durée (quelques secondes), une série de direct rapide et puissante au sac de frappe pendant 10 secondes par exemple.

Le système anaérobie lactique permet de réaliser des efforts intenses, de courte durée (quelques minutes), un round de boxe de 3 minute par exemple.

Acide lactique, lactate, stop aux idées reçues !

Dans le milieu sportif , on parle principalement d’acide lactique en référence au travail lactique des efforts courts et intenses sollicitant la voie anaérobie.

Par contre, attention de ne pas mélanger les termes:

« L’acide lactique » ne signifie pas « lactates ».

En effet, d’après une étude de Cazorla et Coll 2001 (Lactate et exercice : mythes et réalités), au cours de l’exercice court et intense, via la voie anaérobie, la glycolyse va dégrader le glucose en deux molécules d’acide pyruvique. La plus grande partie d’acide pyruvique sera transformée en acide lactique.

Dès sa formation dans la cellule musculaire, une molécule d’acide lactique sera entièrement dissociée en une molécule de lactate et en un proton. C’est ce proton qui est responsable de l’acidité dans le muscle et non l’acide lactique.

La "sagesse" populaire affirme que l’acide lactique est à la source de tous les maux athlétiques et sportifs. Quand vous faites un exercice physique suffisamment épuisant pour entrer en "déficit d’oxygène", c’est l’acide lactique qui causerait cette brûlure aux muscles et qui vous forcerait éventuellement à vous arrêter, et c’est l’acide lactique restant qui causerait ces courbatures du lendemain et des jours suivants, c’est du moins ce qu’ont cru pendant presque un siècle les sportifs, leur entraineurs et les kinés.

Or nous savons maintenant que c’est faux. L’acide lactique est en fait un carburant essentiel pour les muscles, et non pas un douloureux déchet(en tout cas pas dans sa globalité)

La moitié environ de ce lactate est immédiatement convertie en ATP (Adénosine Triphosphate), le carburant de base pour les contractions musculaires. La proportion de lactate utilisée de cette façon atteint 75% à 80% quand on fait de l’exercice physique, étant donné qu’il ne nécessite pas d’oxygène. Le reste va dans le sang et est utilisé pour alimenter le cœur, ou est transformé par le foie en glucose (autre source d’énergie pour les muscles au travail).

Pourquoi donc alors ces crampes au lendemain ou surlendemain ? Il est compliqué de répondre directement à cette question complexe. L'université de Columbia avance une théorie, selon laquelle, la sollicitation trop active/inhabituelle des muscles provoqueraient un déficit en calcium...C'est probable mais surement pas le seul inducteur du problème (la trop forte acidité mêlée à la contraction des muscles est sans doute un autre facteur même si nous avons besoin du lactate)

Le prochain article portera directement sur la préparation pour la compétition

1) Certaines citations de cet article sont tirées du livre Mythes et réalités sur l'entrainement physique de Martin Lussier et Pierre Mary Toussaint

Pour appuyer un avis personnel, certains paragraphes sont directement inspirés du web

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